LA MUJER
La mujer se acuesta por amor,
por el niño y por la muerte.
El resto del tiempo
está de pie
en los labios
la melodía
del encantador de serpientes.
Está de pie ante
el tren que parte,
ante la puerta cerrada,
ante un fuego
que sólo ella ve.
Sus manos se crispan,
los espejos se deforman.
Mira a las mujeres
embarazadas
que arrastran hacia ese fuego
un poco de carne tierna.
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en "Visage volé à l'oiseau", Dieu Brichart, Ottignies-Louvain-la-Neuve, 1985. Trad. de Eduardo Conde. En la imagen, Anne-Marie Derèse (Franière, Bélgica, 1938 / EdA)
LA FEMME
La femme se couche pour l’amour,
pour l’enfant et la mort.
Le reste du temps,
elle est debout
avec sur les lèvres
la mélodie
du charmeur de serpents.
Elle est debout devant
le train qui part,
devant la porte fermée,
devant un feu
qu’elle est seule à voir.
Ses mains se crispent,
les miroirs se déforment.
Elle regarde les femmes
grosses d’enfants
qui entraînent vers ce feu
un peu de chair tendre.
(Fuente: Jonio González)
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