DOS POEMAS
Oscura, desnuda,
entre las osamentas del siglo
la marea crece.
que trepa hasta tus labios.
separas los dedos, rasgas
la herida que desciende
hasta el corazón de cada falla
—echa el aliento.
Mira lo que ha deshecho
en el horizonte, mira el cortejo:
se ha roto con tantos reflejos.
***
Bordeas el decorado, puños atados
a la espalda, tu silueta
se hace más grande todavía.
Tus miradas, poco a poco
disuelven la sombra
entre las pestañas.
Un niña se detiene
en medio del estrépito, el cuerpo,
como una rama, se rompe
y las flores vuelven a brotar
en la pared de tu habitación.
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en "Ravir: Les Lieux", Editions de la Différence, París, 2005. Versiones de Eduardo Conde.
Obscure, dénudée
parmi les ossements du siècle
la marée s'agrandit.
Tu touches l'onde froide
qui rampe jusqu'à tes lèvres.
Tu écartes les doigts, déchires
la blessure qui descend
au coeur de caque faille
—rèpand son heleine.
Regarde ce qui fut défait
à l'horizon, regarde le cortège: l'aube
par tant de reflets s'est rompue.
***
Tu longes le décor, poings liés
derrière le dos, la silhouette
grandit encore.
Tes regards, peu à peu
épuisent l'ombre
parmi les cils.
Un enfant s'arrête
au milieu du fracas, le corps
comme une branche, se casse
et les fleurs rebondissent
sur le mur de ta chambre.
(Fuente: Jonio González)
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