A LA SOMBRA DE LA DUDA...
A la sombra de la duda, a la sombra de nosotros mismos.
A la sombra de la vida, de esta vida que hemos de vivir.
A la sombra de todas las cosas, de esas cosas que nos atormentan,
de ese misterio tan triste que nos llena de penumbra.
Vamos y venimos en medio de los escombros,
esperamos algo que nos saque de los sueños.
El futuro nos da miedo, el pasado es sombrío.
Buscamos, buscamos y sólo nos encontramos a nosotros mismos.
Pobres de nosotros, los navegantes de la vida,
marineros sin experiencia que desconocen los caminos y las rutas
de este mar,
sin capitán a bordo, el viejo barco se va,
se va para zozobrar solo,
a la sombra de una noche oscura.
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en "Drôle de monde que le monde de mon père", Librairie Bleue, Banon, 1987. Trad. de Ricardo Conde. En la imagen, Michel Bernanos (Fressin, Francia, 1923-bosque de Fontainebleau, Seine-et-Marne, Francia, 1964 / michelbernanos.fr)
À l’ombre du doute, à l’ombre de nous-mêmes.
À l’ombre de la vie, de cette vie que l’on doit vivre.
À l’ombre de toutes choses, de ces choses qui nous rongent,
De ce mystère si triste qui nous remplit de pénombres.
On va, on vient au milieu des décombres,
On attend quelque chose pour nous sortir des songes.
L’avenir nous fait peur, le passé, lui, est sombre.
On cherche, on cherche, on ne trouve que nous-mêmes.
Hélas pour nous, les navigants de la vie,
Marins sans expérience méconnaissant les chemins et les routes
de cette mer,
Sans commandant à bord, le vieux bateau s’en va,
s’en va sombrer à part,
à l’ombre d’une nuit sombre.
(Fuente: Jonio González)
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