miércoles, 13 de enero de 2021

Marie-Claire Bancquart (Francia, 1932 - 2019)

 

 

EL VIENTO SACUDE LA MEMORIA...

 
El viento sacude la memoria ante las ventanas
de enormes edificios. Las mujeres han hecho de sí mismas un teatro
con telones
en los que aparecen gatos y molinos de viento.
 
Los vemos de lejos. Por la tarde
sólo son agujeros en acantilados calibrados
sólo suspiros, cuentas impenetrables.
 
Sin embargo, desciframos con ternura las luces
que iluminan
de forma desigual
 
codificadas
para el otro lado de la tierra:
 
viejas fortificaciones, en torno a Jericó y Argentina,
donde los pastores se duermen, un farol encendido en algunas
rocas.
Con ellas velaremos la misteriosa existencia.
 
Nuestros pájaros
rozan la noche común.
 
 
 
__________________
en "Poesis International", n.º 6, septiembre de 2011. Trad. de Eduardo Conde. 
 
 
 

LE VENT SECOUE LE SOUVENIR...

 
 
Le vent secoue le souvenir par les fenêtres
des immeubles massifs. Les femmes se son tait un théâtre à elles
avec des rideaux
qui figurent chats et moulins.
 
Nous les voyons de loin. Le soir
c'est seulement des trous dans les falaises calibrées
seulement des soupirs, des comptes impénétrables.
 
Pourtant nous déchiffrons avec tendresse les lumières
qui s'allument
inégales
 
codes
pour l'autre côté de la terre:
 
les anciennes fortifications, vers Jéricho et l'Argentine,
où les bergers s'endorment, une lampe allumée sur des pierres.
Nous veillons avec eux à la mystérieuse existence.
 
Nos oiseaux
frôlent la nuit commune.
 
 
 
 
 
(Fuente: Jonio González)

 

No hay comentarios:

Publicar un comentario