CUANDO EL PELÍCANO
Las paredes de la casa se parecen
Una voz infantil responde
Sí como un grano de trigo y las botas de siete leguas
En una de las paredes están los retratos de familia
Un simio hasta el infinito
En la otra está la puerta ese cuadro cambiante
Por el que penetro
La primera
Después una plática bajo la lámpara
De un mal extraño
Que hace a los locos y a los genios
La niña tiene luces
Polvos misteriosos que trae de lejos
Y que se degustan con los ojos cerrados
Pobre angelito diría la madre
Con ese tono de las madres menos bellas que sus hijas
Y celosas
Violette soñaba con baños de leche
Con bellos vestidos de pan fresco
Con bellos vestidos de sangre pura
Un día dejará de haber padres
En los jardines de la juventud
Habrá desconocidos
Hombres para los que una siempre es nueva
Y la primera
Hombres para los que una escapa de sí misma
Hombres para los que una no es la hija de nadie
Violette ha soñado con deshacer
Ha deshecho
El horroroso nudo de serpientes de los lazos de sangre.
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en Breton, Char, Éluard, Péret et alii,"Violette Nozières", Éditions Nicolas Flamel, Bruselas, 1933 / Edition Sirene, Berlín, 1986. Versión de Eduardo Conde.
LORSQUE LE PÉLICAN
Les murs de la maison se ressemblent
Une voix enfantine répond
Oui comme un grain de blé et les bottes de sept lieues
Sur l'un des murs il y a les portraits de famille
Un singe à l'infini
Sur l'autre il y a la porte ce tableau changeant
Où je pénètre moi
La première
Puis on devise sous la lampe
D'un mal étrange
Qui fait les fous et les génies
L'enfant a des lumières
Des poudres mystérieuses qu'elle rapporte de loin
Et que l'on goûte les yeux fermés
Pauvre petit ange disait la mère
De ce ton des mères moins belles que leur fille
Et jalouses
Violette rêvait de bains de lait
De belles robes de pain frais
De belles robes de sang pur
Un jour il n'y aura plus de pères
Dans les jardins de la jeunesse
Il y aura des inconnus
Tous les inconnus
Les hommes pour lesquels on est toujours toute neuve
Et la première
Les hommes pour lesquels on échappe à soi-même
Les hommes pour lesquels on n'est la fille de personne
Violette a rêvé de défaire
A défait
L'affreux nœud de serpents des liens du sang.
(Fuente: Jonio González)
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